Mecarun au Bénin
MECARUN AU BENIN
Par le biais de SCALIX Sarl, une émanation de Calcadis, les produits MECARUN sont distribués au Bénin et dans la Zone CFA depuis Février 2008.
Le Bénin, minuscule pays d’Afrique de l’Ouest est une porte d’entrée pour l’immense pays qu’est le Nigéria.
Tous ces véhicules subissent les pires conditions imaginables (air marin, soleil de plomb…) Mais en plus ils sont usagés et parfois en ruine. Pour la petite histoire, j’ai vu une nuit une Ford Escort tractée par un autre véhicule pour aller du port jusqu’au parc d’exposition. Rien d’extraordinaire sinon le fait que la Ford n’avait plus de pneus et faisaient des gerbes d’étincelles de plus de 10m de long du fait de la vitesse (env. 80km/h).
MECARUN est installé au Bénin pour essayer de faire diminuer la pollution qui est tout simplement incroyable pour une petite ville comme Cotonou, d’un million d’habitants sans véritable industrie. L’action de SCALIX Sarl consiste à sensibiliser les Béninois à l’utilisation d’additifs qui permettent de diminuer ces émanations polluantes qui tuent beaucoup de monde par le biais de cancers ou de maladies respiratoires. Si on ajoute l’état déplorables des routes avec les crevaisons incessantes et les accidents qui en découlent, nous avons une vision un peu apocalyptique mais c’est le quotidien des Cotonois.
Après de nombreux mois à avoir fait des démonstrations sur les places publiques, dans les gares de taxi, dans les ministères…, SCALIX Sarl a monté une boutique dans le centre de Cotonou pour y vendre ses produits MECARUN. Après une période d’observation les automobilistes ont commencé à utiliser, au début épisodiquement puis de plus en plus régulièrement nos produits. Le bouche à oreille étant la meilleure des pubs nous pouvons nous vanter aujourd’hui d’être connus de la majorité des habitants de Cotonou.
C’est alors que nous avons décidé de nous attaquer aux gros morceaux que sont les industriels et à leurs machines ou engins très gourmands. Cette fois-ci la bataille a été rude et elle n’est toujours pas gagné car il est très difficile de convaincre un industriel de prendre un risque sur un matériel qui peut parfois coûter plusieurs milliards de francs. Heureusement, certains concours de circonstances nous ont ouverts une porte. Avec la réussite du test nous avons pu frapper à d’autres portes et aujourd’hui SCALIX Sarl est en phase de test dans une cimenterie géante, l’unique brasserie du Bénin, dans une huilerie, dans la plupart des sociétés de BTP. L’industrie impose des tests sur longue durée et les derniers résultats vraiment importants (cimenterie et brasserie) nous seront communiqués d’ici peu, ouvrant la voie pour une diminution importante des pollutions au Bénin, ou pas en cas de rejet.
Les difficultés rencontrées sur le sol africain sont la plupart du temps des problèmes d’incompréhension voire d’ignorance. En effet, la qualité du carburant vendu au Bénin est plus que médiocre. Pour exemple, une voiture qui vient d’Europe et qui n’a pas eu de problèmes particuliers jusqu’à son arrivée au Bénin commencera à avoir des problèmes mécaniques très régulièrement après moins de 6 mois d’utilisation des lubrifiants et des carburants distribués au Bénin. Le C99 est venu résoudre un problème vraiment insoluble pour tous car les pétroliers vendent le même carburant qui est acheté par l’organisme d’Etat (SONACOP) et dont la qualité est fonction du prix d’achat. Mais les pétroliers ne peuvent vendre des carburants additivés ce qui corrigerait certains problèmes. Donc SCALIX Sarl a apporté un début de réponse avec le C99 et les résultats sont décrits comme plutôt bons par nos nombreux clients. En effet, en Europe des gains de 8 à 10% sur la consommation sont jugés normaux, au Bénin c’est entre 15 et 30% que se situe les gains sur les trajets longue distance.
Quand on parle des lubrifiants on rencontre un autre problème ; l’anarchie. En effet, on peut trouver de tout au Bénin, surtout des lubrifiants de très mauvaise qualité. La plupart des huiles vendues sont d’un niveau API SA/CC ou SC/CC, ce qui n’est même plus utilisable pour les véhicules même d’occasion et assez anciens. La frontière au Bénin étant très « perméable » ces lubrifiants qui ne pourraient même pas espérer entrer sur le marché en Europe sont légions en Afrique.
L’apport du P18 a été comme une révolution à Cotonou pour les automobilistes mais aussi pour les motocyclistes, qui sont ici beaucoup plus nombreux. SCALIX Sarl a proposé des huiles de classe API SF/CD et avec le P18, chacun reconnaît que cela a complètement modifié les réactions des moteurs et là encore le bouche à oreille fait son travail de fond. Si bien qu’actuellement c’est plus de 200litres d’huile qui partent par semaine avec une courbe très ascendante.
De l’avis de certains clients, les produits MECARUN pourraient ramener une atmosphère respirable dans la ville. Nous sommes reconnaissants de ces encouragements mais pessimistes sur la faisabilité de ce vœux pieux car les problèmes sont nombreux et le nombre de clients MECARUN encore insignifiant par rapport au nombre de véhicules en circulation à Cotonou.
Dans un prochain article nous vous parlerons des évolutions de MECARUN dans le monde des industries africaines.
A bientôt
Article écrit pour Calcadis, par Meziane Chouli.




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